1 1500 Kg REF1481
Ref. RS548WS

Album Gustave Sabatier

Manuscrit unique accompagné de 5 dessins originaux de Constantin Meunier - 1882
Grand in-folio.

SUPERBE ALBUM ET MANUSCRIT UNIQUE OFFERT LE 9 OCTOBRE 1882 À GUSTAVE SABATIER (1813-1894), GRAND CAPITAINE D'INDUSTRIE ET HOMME POLITIQUE BELGE DU XIXe SIÈCLE, À L'OCCASION DE SA NOMINATION DE COMMANDEUR DE L'ORDRE DE LÉOPOLD.

Texte entièrement manuscrit à l'encre noire, lettrines polychromes et cinq dessins originaux à la mine de plomb de Constantin MEUNIER (1831-1905) dont le premier est signé. Ceux-ci représentent un houilleur, un puddleur, un souffleur, un tailleur de pierres et un faucheur. Discours par le Vice-Président L. Guinotte et liste des souscripteurs.

Plein maroquin rouge signé L. Claessens. 1er plat orné de deux médailles en bronze serties et d'un riche décor d'arabesques. Dos richement orné de caissons dorés. Large dentelle dorée aux contreplats. Tranches dorées. Décor doré aux symboles du commerce au second plat. Frottements et tache au second plat.

Dans la Biographie nationale (volume 21, par l’Académie royale des Sciences, des Lettres et des Beaux-Arts de Belgique, Bruxelles, Bruylant, 1911-1913, col. 1-7), sous la plume d'Ernest Discailles, on lit : « En attendant que le renouvellement de la Chambre fournît aux électeurs de l'arrondissement l'occasion de le renvoyer au Parlement, où il rentra en juin 1874 pour n'en plus sortir qu'à sa mort, et où il fit preuve des mêmes qualités et rendit les mêmes services que de 1857 à 1870, les commerçants et les industriels du pays carolorégien lui donnèrent, dès le mois de novembre 1870, un témoignage de sympathie en le nommant membre de la Chambre de commerce. Le 24 octobre 1871, il en fut élu vice-président et, le 28 février 1872, président. La loi du 11 juin 1875 ayant supprimé les chambres de commerce officielles, il fut, le 18 février 1878, le premier président de la Chambre d'industrie, d'agriculture et de commerce créée en 1877 et, chaque année, le conseil général lui renouvela ce mandat. La chambre carolorégienne admirait surtout, en Sabatier, l'ardeur avec laquelle, libre-échangiste convaincu comme l'étaient presque tous ses membres, il défendait, partout où il en avait l'occasion, les tarifs douaniers libéraux. « Le salut de nos industries », ne cessait-il de répéter, et il le disait encore le 9 octobre 1882 lorsque, dans une manifestation mémorable à laquelle prirent part cinq cents industriels et négociants, on fêta sa nomination de commandeur dans l'Ordre de Léopold (il avait été nommé chevalier en 1861 et officier en 1870), «  le salut de nos industries est dans le progrès. S'arrêter c'est déchoir. La plus solide garantie de nos intérêts est dans l'initiative privée. Nous ne réclamons que les armes qui favorisent nos concurrents étrangers. » […] L'album remis à Sabatier à cette occasion était décoré, par Constantin Meunier, de dessins représentant un houilleur, un puddleur, un souffleur, un tailleur de pierres, un faucheur (première idée du Monument du travail). »

Cet album est vraisemblablement le premier témoignage artistique chez Constantin Meunier de synthétiser les forces laborieuses qui ont fait la richesse de la Belgique au XIXe siècle. Il n'aura de cesse de dessiner, peindre et surtout sculpter les ouvriers et paysans au travail. Le célèbre Monument au Travail, conçu et sculpté dans la dernière décennie du XIXe siècle, ne fut inauguré à Bruxelles qu'en 1930, 25 ans après la mort de l'artiste !

PRÉCIEUX EXEMPLAIRE !
2900 €
2900 €
SOLD