1 300 Kg REF1368
Ref. CG630MP

Visages

Paris, Seghers, 1948, 41 pp, broché
In-12°.

ÉDITION ORIGINALE.  Un des 900 exemplaires numérotés sur Crèvecoeur du Marais, seul tirage avec 15 Chine et 10 hors commerce.

Ouvrage illustré de 4 pointes-sèches originales de Wols.

Réunion de deux textes originellement parus en 1939 dans la revue Verve (n° 5-6).

Visages est « L'UN DES PLUS BEAUX TEXTES DE SARTRE. Il y entreprend la description phénoménologique («Je dis ce que je vois, tout simplement») de ces êtres particuliers qu'on nomme des visages et qui ne sont pas des choses. Ce que Sartre vise, c'est la mise au jour de l'essence au sens phénoménologique, c'est-à-dire de la vérité du visage. Cette éidétique de la figure humaine se résume en l'idée : «Le sens d'un visage, c'est d'être la transcendance visible» » (Michel Contat et Michel Rybalka, Les Écrits de Sartre, 1970, p. 75).

4 POINTES SÈCHES PAR WOLS, à pleine page comprises dans la pagination. ANCIEN ÉLÈVE DE PAUL KLEE AU BAUHAUS, LE PEINTRE ALFRED OTTO WOLFGANG SCHULTZE DIT WOLS (1913- 1951) se fixa en France en 1932, où il se lia d'amitié avec Arp, Calder, Ernst et Giacometti. Son style onirique, d'abord proche des surréalistes, évolua à travers l'automatisme vers l'abstraction lyrique dont il fut un des précurseurs. Figure de l'artiste maudit, solitaire et autodestructeur, Wols suscita l'intérêt de Jean-Paul Sartre qui écrivit une importante étude sur sa vie et son art, « Doigts et non-doigts » : « Klee est un ange et Wols un pauvre diable. L'un crée ou recrée les merveilles de ce monde, l'autre en éprouve la merveilleuse horreur » (dans l'ouvrage collectif Wols en personne, 1963, intégré en 1964 dans son recueil Situations IV).

TRÈS BEL EXEMPLAIRE !

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