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Ref. ABJOT891

Poème autographe signé, daté du 27 mai 1958

2 pages in-4°.  MAGNIFIQUE POÈME AUTOGRAPHE SIGNÉ DE LOUIS ARAGON ET TITRÉ ADIEU À FRANCIS CARCO. 

Ce long texte a été publié pour la première fois dans la revue Lettres Françaises (n° 724 du 29 Mai au 4 Juin 1958).  Jean Ferrat en fit une chanson intitulée Carco tout en écartant les strophes 1, 5, 8 et 9.  Aragon n'était pas un ami de Carco; il l'avait même passablement étrillé dans la période vache de sa jeunesse.  Mais il l'a rencontré au moins une fois comme en témoignent les vers suivants :

Te souviens-tu de cet été
De Nice où nous nous rencontrâmes

On faisait semblant d'être heureux
Le ciel ressemblait à la mer
Même l'aurore était amère
C'était en l'an quarante-deux

Tout au long de son poème, Aragon fait de très nombreuses références à Apollinaire, tant par ces rappels directs aux vers du poète (Dis qu'as-tu fait des jours enfuis/De ta jeunesse et de toi-même ou Nous mettons demain comme avant/Des coquelicots à nos portes) que par des évocations évidentes (Excuse-moi que je le dise/Dans ce Paris où tu n'es plus/Comme Guillaume l'a voulu/Qu'un nom qui se mélancolise).  C'est tout un Paris, de Montmartre à Montparnasse, révolu et mélancolisé, que chante Aragon à travers le souvenir de Francis Carco qui vient de disparaître (il est mort la veille de la rédaction du poème).

TEXTE EN PARFAIT ÉTAT DE CONSERVATION AVEC CORRECTIONS MANUSCRITES !  
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